Le CAP VERT

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Nota : Il est loin le cap vert me direz vous ! Depuis notre atterrissage aux Antilles, le rythme a été relativement soutenu et nous avons pris un grand retard que nous rattrapons ces jours ci alors que nous sommes aux Saintes en Guadeloupe.

Depuis 2 mois que nous sommes dans l’arc antillais, le programme des visites, déplacements, bateaux copains, plages, baignades, snorkling, école, famille, vie du bord, nous a bien occupé.

Excusez cette longue absence. On se reprend 😉

Le CAP VERT…

Vert ?? Vous êtes sur ??
Inutile de vous dire que nous sommes déjà nostalgiques de la Casamance. C’est d’ailleurs peut-être à cause de cet état d’esprit que nous ne réussissons pas à tomber sous le charme du Cap vert.

Il y à beaucoup de vent, tous les jours. Il y a des routes pavées, des maisons, des magasins, des 4×4, de la modernité et pourtant aussi beaucoup de pauvreté. Il est courant de croiser en pleine journée des gens vraiment alcoolisés et d’après les réactions observées, personne n’en semble choqué ! Les caps verdiens sont de prime abord plutôt froids et distants loin du chaleureux accueil des sénégalais. Dans les grosses villes, il y a beaucoup de vols, nous entendons nombre d’histoires de gens s’étant fait agressés dans la rue pour un sac à dos, pour d’autres c’est un sac à main dérobé sur la plage !!

Le Cap vert est réputé pour sa musique et ses soirées sauf que tous nous déconseillent d’y aller avec des enfants : « Vous savez c’est dangereux car ça fini souvent en baston, à coup de bouteilles de verres et de pavés. Ici on appelle ça la pluie !! » bon ok on ne va pas trop s’attarder alors. Il fait froid, loin du froid que vous subissez en France à cette période mais nous sommes tous les jours en pantalon et polaire. Les navs entre chaque île ne sont pas fantastiques non plus, mais bon çà c’est normal !! Enfin bref un certain nombre de choses qui font que l’ambiance à bord est plutôt morose. Nous sommes déçus.

Le mouillage de Sao Nicolau est très rouleur et je parviens même à ébouillanter Laurent un matin en déposant un thé fumant sur la table du carré. Dès que nous allumons le moteur pour partir d’un endroit, les enfants nous demandent plein d’espoir si nous retournons à Ehidj ? Nous aussi ils nous manquent ces Casamançais à l’accueil si chaleureux. Nos amis d’Ehidj nous ont tellement emplis de bonheur et de joie que nous avons encore beaucoup de mal à passer à autre chose. Tout pour nous n’est que comparaisons entre ici et là-bas et franchement tout était vraiment mieux là-bas.

Nous arrivons au port de Mindelo, dernière étape avant la grande traversée. Nous rencontrons d’autres voyageurs qui comme nous attendent la bonne fenêtre météo pour pouvoir partir. C’est le moment également de faire un bon tri et un bon rangement dans le bateau avant d’aller faire les courses de ravitaillement pour la transat.

Sur les conseils de nombreuses personnes, nous prenons une vedette pour aller passer une journée sur l’île de San Antao qui se situe juste en face de Mindelo. Cette île n’a vraiment rien à voir comparé à tout ce que nous avons vu du Cap Vert jusqu’ici. Nous prenons un taxi qui nous fait faire un grand tour. Les paysages des routes sinueuses de montagnes nous ravissent à chaque virage. Chaque fois que nous tournons la tête, un nouveau panorama si différent du précédent s’offre à nous. Une vallée luxuriante fait suite à des rocheuses. Derrière un sommet à demi caché par la brume, nous apercevons un immense cratère entouré d’une grande forêt de sapins. Après avoir traversé une plaine désertique faite d’une roche poreuse, nous arrivons au pied d’une magnifique chaine montagneuse entrecoupée de profonds canyons. Au bout d’une petite route tortueuse à flanc de montagne, nous arrivons face à un petit village niché dans une vallée que le temps semble avoir oublié. Ce paysage entièrement modelé par la main humaine semble appartenir à une autre époque.

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De retour au bateau, c’est bran le bat de combat pour préparer la transat. Faire les courses, ranger le bateau pour être sûr que rien ne tombe pendant la navigation, et pour Laurent quelques menus bricolages. Toujours en prévision de la transat, je prépare des petites pochettes surprises pour les gouter dans lesquelles je glisse des ballons, bonbons et coloriages pour occuper nos petits mousses durant les longues journées qui nous attendent. Je fais aussi des petites pochettes pour tous les petits déjeuners des enfants, ainsi ils pourront se servir eux même sans que nous ayons besoin de préparer quoi que se soit. La météo pour partir n’est pas optimale, il y a beaucoup de vent mais ça n’a pas l’air de s’arranger pour les jours qui viennent.

Le constat est le même pour tous les équipages qui attendent de pouvoir traverser : ok il y a du vent mais il va bien falloir partir un jour ou l’autre que ce soit aujourd’hui ou dans 2 –  4 – 6 jours c’est pareil…

 

2 comments on “Le CAP VERT”

  1. pas du tout le même point de vu ! c’est sur qu’il n’y a pas qu’un cap vert , entre les mouillages déserts de santa luzia de brava à tanton ou de carriçal sur san-nicolau il y a un monde ; pour y avoir été tout les ans en voilier durant 15 ans j’y ai passé des moments d’exeption , que je n’ai pas rencontré durant mes 5 ans d’escales au Sénégal; donc chacun son avis , mais vous avez juste survolé la cap-vert des cités problematiques dont Mindelo est devenu une triste réalitée ! j’ai eu la chance de rencontrer mindelo il y a 19 ans cela a hélas bien changé , et la pratique du créole et du portugais m’on facilité les contacts humains , bon voyage !

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