De Grenade à Ste Lucie

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Nous avons fait le choix d’arriver à Grenade pour remonter tranquillement l’arc Antillais sans avoir à faire d’aller-retours.

Grenade est une ancienne colonie Anglaise qui conserve encore aujourd’hui un petit côté british charmant. C’est une île luxuriante que nous avons pris plaisir à découvrir. Nous avons, entre autres, fait une magnifique randonnée au cœur de la forêt tropicale nous conduisant à de belles cascades dans lesquelles nous nous baignons. Ici, il pleut très souvent, environ 3-4 grains tous les jours, les sols sont donc détrempés et nous marchons dans la gadoue pour le plus grand plaisir des enfants qui jouent comme des fous à sauter dedans. Les habitants sont charmants mais parlent anglais avec un tel accent que nous avons souvent du mal à les comprendre. La marina est très luxueuse et nous profitons de la piscine autour de laquelle organisent des BBQ party, les propriétaires des super yachts !

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Nous arrivons ensuite à Carriacou, une île plus petite que Grenade mais aussi plus authentique. Ici pas de tourisme de masse. Nous prenons des taxis collectifs pour nous balader sur l’île et aller visiter les villages voisins. Nous faisons escale à Sandy Island, une petite langue de sable décorée de ravissants palmiers. C’est une réserve naturelle protégée dans laquelle une bande de pélicans se régalent des poissons habitants proche de la plage. C’est un spectacle incessant, ces gros oiseaux planent puis plongent, ne ratant que rarement leur cible.

Ensuite à Union, nous faisons la rencontre d’un couple français et de leur petite fille Sky. Ils vivent ici 6 mois de l’année. Ensemble, nous passons une soirée à Chatam bay. Pour l’occasion, Greg nous a pêché un barracuda et des langoustes que nous cuisinons au BBQ, un vrai régal !! A Clifton, ville principale de l’île, nous mouillons entre les barrières de corail qui nous assurent une merveilleuse protection. D’ailleurs, sur l’une d’elle à été construit un bar : le happy island. En fin d’après-midi, les plaisanciers s’y retrouvent pour boire un punch au rythme du reggae. Pas de doute, nous sommes bien aux Antilles et les rastas man font honneur à leur réputation : dread locks jusque à la taille, joint au coin de la bouche, jamais loin d’une radio diffusant du reggae qui est d’ailleurs la seule musique que l’on entend ici. Dans leur bouche le « Yeh man » prend toute sa valeur ! Pour descendre à terre, nous garons notre annexe au dinghy dock. Les maisons sont habillées de couleurs vives et sur la place principale, de petites cabanes en bois peintes vendent fruits, légumes et souvenirs. Nous achetons 1kg de tomates, 1 ananas et 3 courgettes pour la modique somme de 100 $ EC soit 30euros !! On nous avait prévenu que les fruits et les légumes étaient cher ici mais à ce point… Surtout que le grand verre de punch n’est qu’à 2 € ! A bien observer on se doute que certains on vite fait le choix entre rhum et légumes…

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Les Tobago Cays, un des spots les plus mythique des Antilles qui n’a franchement pas volé sa réputation. Tout y est : eau turquoise, plages de sable fin, barrières de corail, soleil et chaleur. Nous passons des heures dans l’eau pour le plus grand bonheur des enfants à aller observer les poissons. Blanche est avec nous dans l’eau munie de son masque, son tuba et ses brassards. Gabin lui préfère rester dans sa petite annexe orange qui nous sert également de bouée de snorkling. Nous observons des centaines de poissons, des raies et surtout des tortues qui nages 2 ou 3 mètres en dessous de nous. Dès que nous les voyons amorcer une remontée en surface pour prendre leur respiration nous prévenons Gabin qui de sa petite annexe est à l’affut des petites têtes émergeants à la surface. Toute la famille profite ainsi de ces merveilleux moments. Des boat boys arpentent tout l’archipel pour vendre aux nombreux bateaux de passages, poissons, langoustes et banana bread. Nous nous régalons de ces gâteaux à la banane et nous achetons un thon découpé en darne au pied du bateau que nous partageons avec Zéphir, un bateau copain rencontré précédemment au cap vert. Mariné puis grillé au BBQ nous nous régalons de ce thon on ne peut plus frais !! C’est également ici que Blanche perd sa première dent. Inquiète de savoir comment la petite souris pourra venir chercher sa dent sur le bateau, nous lui assurons que la souris, très amie avec les tortues, pourra se faire conduire sur le dos de l’une d’elle jusqu’à notre bateau pour récupérer la dent sans se noyer !!

Nous remontons toujours plus au Nord vers Béquia (prononcez « Békoué »), et la nav comme chaque fois entre les îles depuis que nous sommes aux Antilles se fait au près. Dans les canaux, entre les îles, nous prenons des paquets de mer sur le pont du bateau. Heureusement, la température nous permet de naviguer en maillot de bain sachant que de toute façon nous serons trempés à un moment ou à un autre ; Et pour peu qu’un hublot ait été mal fermé avant de partir, ce qui arrive forcément, c’est toute la cabine qui est trempée ! Nous mouillons à port Elizabeth et apprenons que quelques jours auparavant dans ce même mouillage des voiliers se sont retrouvés le mat dans l’eau et la quille en l’air à cause d’une grosse houle venue du Nord déferlant dans la baie. Etant à ce moment aux Tobago Cays entourés de barrières de corail nous n’en avions pas ressentis les effets. Tout un ponton en bois reliant une plage à une autre à été entièrement détruit et des troncs de bois jonchent encore la plage ! C’est impressionnant de voir ce que la puissance de l’eau peut faire en si peu de temps.

Sur l’île nous prenons un taxi qui nous conduit jusqu’à un sanctuaire de tortues. Une association collecte les œufs de tortues pondues par les femelles sur les plages de l’île pour les protéger et laisser grandir les petites tortues jusqu’à l’âge de 7ans. Passé ce délai, ils les relâchent dans l’océan. Les enfants ont les yeux écarquillés et courent d’un bassin à un autre pour observer toutes ces petites tortues et nous poser milles questions…

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Depuis notre passage au Cap vert nous ne rencontrons plus de familles parties comme nous faire une boucle de l’atlantique, ayant pris un peu de retard en Casamance, ils sont tous déjà plus haut dans les Antilles. En revanche nous rencontrons des familles ou couples suivant un autre schéma de voyage. Des personnes ayant tout quitté en France : Travail, maison… pour vivre à long terme sur le bateau. La philosophie étant de prendre son temps, faire des escales plus longues et travailler en cas de nécessité. Pour certains du bateau en fabriquant des savons, shampoings, etc ou en faisant du charter de temps en temps et pour d’autre en travaillant à terre le temps d’économiser suffisamment d’argent pour pouvoir rapidement repartir. Les enfants suivent à bord les cours du CNED ou si l’escale se prolonge ils sont scolarisés sur place dans les écoles locales. La démarche en revanche étant pour tous la même, quitter la France pour vivre autrement avec une ouverture sur le monde laissant libre champ à tous les possibles… ça fait réfléchir…

Ste Lucie, on change encore de territoire, et comme à chaque fois il nous faut faire des démarches administratives pour entrer et sortir du pays. C’est Laurent qui s’en charge à chaque fois, partant avec les papiers du bateau et les passeports à la recherche des douanes et de la police pour effectuer ce qu’on appel la Clearance du bateau qui n’est d’ailleurs jamais gratuite. Compter entre 5 et 50 euros en fonctions des pays et des horaires et des personnes car en discutant avec d’autres plaisancier nous remarquons que ces tarifs varient d’un équipage à l’autre passant du simple au double sans aucune raison apparente ! A Ste Lucie nous ne passons que deux nuits, une à Marigot Bay et une à Rodney Bay pour aller ensuite directement en Martinique donc tel des pirates nous zappons l’étape passage aux douanes et circulons en toute illégalité sur le territoire. Nous aurons au moins économisé des frais et du temps en démarches parfois longues… Chut ne le dites à personne !

Nous pêchons notre premier poisson, enfin, depuis un an que nous l’attendons !! Un sympathique Barracuda s’est héroïquement sacrifié, mordant au leurre que nous trainons le long de l’île. L’escale à Ste Lucie est très rapide car nous avons hâte d’arriver en Martinique pour y retrouver des copains et préparer l’arrivée de mon petit frère et sa femme qui viennent passer 10 jours avec nous à bord…

Après presque un an de voyage nous allons enfin retourner en France ou tout du moins en territoire Français… Nous avons hâte de retrouver prochainement quelques plaisirs bien français qui commencent à nous manquer tels que Pain et autres fromages. Stop au cheddar 😊

 

1 comments on “De Grenade à Ste Lucie”

  1. Coucou la petite famille, c’est marrant je pensais justement à vous cet aprem.
    Blanche : est-ce que la petite souris passe aussi le bateau ? Si ce n’est pas le cas, la fée des dents
    peut prendre le relais… Vos photos sont magnifiques, vos commentaires nous donnent envie de vous rejoindre à chaque lecture. Profitez bien de ces moments intenses. Bigzoubis d’ici. Laurence

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