Un goût d’ailleurs

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Cela fait maintenant 15 jours que nous sommes en Irlande. Apres avoir rapidement longé la côte est vers le sud faisant de courtes escales à Glendore et Castelhaven, nous sommes entrés dans la première baie dessinant la côte sud-ouest de L’Irlande : la baie de Baltimore. Une baie très abritée qui pendant longtemps à été le repère de nombreux pirates.

arrivee-a-glengarriff
Les phoques nous accueillent à Glengariff

 

Puis nous avons navigué jusqu’au fiord de Crookhaven, serpentant entre les nombreuses îles de la baie. Crookhaven est un havre de paix protégé par une langue de terre. Dans les hauteurs, la vu surplombant le fiord est splendide. Le coin est plutôt paumé mais l’ambiance au pub est super! 

Puis nous avons quitté la tranquillité de Crookhaven pour nous rendre dans une autre baie plus au nord : la baie de Bantry. La nav a été plutôt houleuse pour passer les différents caps mais pour une fois je n’ai pas été malade. Je commence, semble t’il enfin, à m’amariner un peu !! Cette baie est bien différente de la précédente. Des montages d’environ 300m habillent le paysage, des forets longes les côtes. Il y a peu de constructions et quelques moutons. Nous contournons l’île de « Bere Island », empruntant un étroit chenal qui longe la cote pour arriver dans une « marina » privée, la seule que nous croisions depuis notre arrivée en Irlande. Que c’est agréable de pouvoir profiter d’un ponton… Nous profitons de cette escale pour parer aux nécessités du bord, à savoir douches et lessives, principalement pour les enfants qui comment a manquer de vêtements propres. Les tenues d’été sont elles, toujours impeccable, pliées et rangées, n’ayant toujours pas trouvé d’utilité.

glengarriff      zanzibar-au-crepuscule

Samedi  matin, nous quittons la marina de Bere Islande sous un soleil radieux pour nous enfoncer dans la baie vers Glengarriff. 1O min après notre départ nous prenons un gros grain, toute la nav se fera sous la pluie et dans la grisaille. 2h30 plus tard nous arrivons et le soleil est de retour. C’est merveilleux, la mer est d’huile, les côtes arrondies de collines verdoyantes, les îles arborées couvertes de sapin. Ici les montagnes avoisinantes culmines à 350m, on croirait naviguer sur un lac de haute montagne, c’est irréel. Le seul élément nous ramenant à notre réalité maritime est un groupe de phoques, bronzants au soleil sur un îlot à l’entrée de Glengarriff. Toute la famille est immédiatement séduite par cette nouvelle escale, Blanche et Gabin par les phoques que l’on peut apercevoir depuis le mouillage et Laurent et moi par les splendides paysages et la tranquillité du lieu. De plus dans les nombreux pubs de la ville il y a des concerts de musiques tous les soirs. Que rêver de mieux ? Malheureusement nous ne pouvons pas rester trop longtemps ici au risque de rester coincés, pour des raisons météo, au fond de cette grande baie profonde de 20 miles.

Un dernier sujet qu’il me tenait à cœur de partager durant ce voyage : les poubelles. Nous savions, pour nous êtres renseignés avant de partir, que la gestion des poubelles en Irlande serait problématique. Mais de là à s’imaginer avec un tas de poubelles nauséabondes s’accumulant à l’arrière du cockpit !

Il faut savoir que le contribuable Irlandais paye en fonction du poids de ses ordures ménagères et que les poubelles publiques sont très rares voir, à certains endroits, inexistantes. Les rares poubelles publiques que nous ayons rencontré on de toutes petites ouverture. Impossibles donc d’y jeter un sac poubelle. Dans les ports il faut payer pour se débarrasser d’un sac de 20L, environ 11 Euros.

A bord de Zanzibar nous avons donc adapté notre méthode de tris des ordures. Vont dans un seau qui est vidé en mer loin des cotes tous les déchets dégradables : épluchures, coquilles d’œufs et verre (cassé à la manivelle de winch ca fera du verre polis à ramasser sur les plages). Les ordures ménagères vont dans des petits sacs à couches que nous essayons de disséminer discrètement dans les poubelles publics que nous traquons lors de nos escales. Les poubelles privées étant soigneusement cachées voir même cadenassées.

Cela va maintenant faire 5-6 jours que nous n’avons trouvé aucuns endroits pour nous débarrasser des nos nombreux petits sacs. Nous commençons à échafauder des scénarios de moins en moins catholiques pour nous en débarrasser… Il va vraiment falloir que l’on trouve des poubelles publiques sinon nous risquons de nous retrouver coincés avec nos poubelles jusqu’aux Scilly !

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